Une alternative promotteuse dans un monde ou la situation est honteuse

شارك  تلاميذ مجموعة مدارس انفا – امحمد بنيس بالمديرية الإقليمية البيضاء – آنفا في مباراة الصحفيون الشباب من أجل البيئة –  صنف التحقيق الصحفي ( دورة 2020 ) تحت عنوان : “ART, PASTIQUE”

و الذي عكف على إنجازه مجموعة من التلاميذ   : سعد سباعي،  اسراء اسير،  مهدي برادة، اصدار أميمة، بوجنان ريم ،  بيزي شهد ، بتأطير  الاستاذ  حسن كرطوني وبإشراف المديرة التربوية هناء التازي ..

Participation des élèves du Groupe Scolaire d’Anfa – Direction provinciale Casa Anfa au concours de jeunes reporters 2020 sous le thème de «Art, Plastique ».
Article de presse réalisé par nos élèves de la 1ére Bac SMF :
– Saad Sbai
– Israe Isser
– Mehdi Berrada
– Oumaima Asdar
– Rim Boujnane
– Chad Bizi
Encadré par Mr Hassan Kartouni
Supervisé par : Mme Tazi Hanaa

Les déchets plastiques, dont les chiffres n’ont cessé d’augmenter ces dernières années, deviennent jour après jour un problème d’ampleur nationale. Avec une production annuelle dépassant les 7 millions de tonnes, le Maroc fait partie des 5 régions les plus productrices de plastique au monde. Malheureusement, les mauvaises décisions ne font que réduire à néant les nombreuses bonnes intentions. En effet, la vente de plastique dans les marchés noirs et l’attachement des marocains aux vieilles habitudes contribuent grandement à l’échec des réformes et des solutions mises en œuvre par les autorités.

Porté par l’ambition d’atteindre les 30% de recyclage à l’horizon 2020, le Maroc a instauré en 2015 une loi

avec ou sans poignées, composés de plastique, qui sont fournis, à titre payant ou gratuit, aux consommateurs dans les points de vente de biens, de denrées ou de services, destinés à l’emballage de leurs marchandises). Un changement radical pour tous les marocains qui ont eu du mal à s’habituer à l’utilisation des sacs en papier. Aujourd’hui, bon nombre de marchands utilisent toujours les sacs prohibés, provenant pour la plupart des contrebandiers étrangers ou d’usines clandestines.

De ce fait, Il existe pourtant des produits ancestraux, délaissés par notre société avec l’arrivée du plastique il y a 50 ans, qui pourraient, de nos jours, être la solution idéale. Les jarres en argile, les paniers de doum et les sacs en tissus sont tous des alternatives non-polluantes qui remplissent pleinement les fonctions des produits issus d’hydrocarbures. Certes, ces produits-là sont plus onéreux que ceux en plastique, mais à la différence de ces derniers, ils durent plus longtemps, entre 5 et 10 ans, voire plus. En outre, les durées de décomposition des déchets végétaux comme le doum, le tissu et l’argile ne dépassent pas les 12 mois. Alors que pour ceux en plastique, ils excèdent facilement les centaines d’années cette réforme échoue à atteindre l’objectif initialement fixé

Vendus par des artisans indépendants, ou des coopératives régionales, les produits durables favorisent largement la baisse du taux de chômage dans le pays. En effet, le nombre d’artisans au Maroc a atteint les 2,3 millions en 2019. En plus, ce secteur très

prometteur participe à ce jour à plus de 7% du PIB marocain.

En 2017, un marché solidaire a ouvert ses portes dans le quartier de L’Oasis à Casablanca, regroupant plus de 300 coopératives représentant toutes les régions du royaume. “C’est un canal de distribution unique qui participe à la valorisation du savoir-faire local et qui crée de nouvelles opportunités économiques pérennes pour les coopératives ; sources d’amélioration des conditions de vie des femmes”, rappelle la fondation Mohammed V pour la solidarité.

Durant notre visite des lieux, nous avons remarqué une large variété de produits substituts à ceux en plastique proposés à des prix très abordables. Aussi, nous avons constaté la rareté du plastique dans les rayons, remplacés par des bouteilles en verres, dont l’usage ne se limite pas à une seule utilisation. Après une discussion avec le directeur communication, nous avons compris que « le but est d’amoindrir l’impact de notre consommation, concernant le plastique mais pas seulement. Avec des produits longue durée et biodégradables pour la plupart, le marché solidaire encourage la société à corriger ses habitudes polluantes ».

Objectifs ciblés :

Malheureusement, trouver des alternatives au plastique ne suffit plus. La quantité de plastique présente sur notre planète atteint des proportions considérables, avoisinant les 448 millions de tonnes dans le monde en 2015. Ainsi, il faut songer à une solution encore plus importante. C’est là qu’intervient Ifassen.

Ifassen est une entreprise sociale créée en 2006 par Faïza Hajji, située à Berkane dans le nord-est du Royaume. Une fois nettoyés et découpés, les sacs en plastique sont recyclés à travers la fabrication de sacs et de paniers de marchés, combinés à l’Alfa, une plante locale souple mais aussi résistante. Le plus impressionnant dans tout cela, c’est qu’Ifassen ne s’est pas limité à de simples sacs, mais elle s’attaque aujourd’hui aux objets de décoration, aux dessous de plats et même aux sacs à mains. Ayant recyclé plus de 56.000 sachets plastique jusqu’à maintenant, son impact est considérable sur l’environnement. Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises comme celle-ci commencent à voir le jour sachant que leur impact serait loin d’être minime. Avec une société se souciant de plus en plus des problèmes environnementaux, le Maroc est parmi les pays d’Afrique les plus impliqués dans la problématique du plastique

Parmi les 17 objectifs du développement durable fixés par l’Organisation des Nations Unies, ce reportage s’inscrit dans les 3 objectifs suivants :

De plus, l’état vient de mettre en place une nouvelle loi, n° 57-18, qui s’inscrit dans l’optique de la restriction et de la diminution de l’utilisation du plastique dans le Royaume. Cette dernière compte bien mettre un terme aux usines clandestines avec un durcissement des sanctions et une nouvelle définition des spécificités des sacs encore autorisés.

En guise de conclusion, les déchets issus de sources fossiles représentent le problème mondial du XXIème siècle. Or, certains pays ont d’ores-et-déjà trouvé des solutions qui mettraient probablement fin à ce fléau. L’une d’entre elles pourrait bien être le bioplastique, une matière, d’une part, issue de plastiques bio-sourcés (provenant de la biomasse) et, d’autre part, de matières plastiques biodégradables dont compostables

Sites consultés :

https://lematin.ma/journal/2018/maroc-table-taux-recyclage-30-lhorizon-2020/294467.html

http://environnement.gov.ma/PDFs/valorisation_et_gestion_durable_des_dechets.pdf

https://fr.statista.com/statistiques/615717/part-de-la-production-internationale-de-plastique-par-zone/

https://www.ecolex.org/fr/details/legislation/loi-n77-15-portant-interdiction-de-la-fabrication-de-limportation-de-lexportation-de-la-commercialisation-et-de-lutilisation-de-sacs-en-matieres-plastiques-lex-faoc178274/

http://www.siedmto.fr/tri-et-prevention-des-dechets/duree-de-vie-des-dechets/

http://aujourdhui.ma/economie/le-secteur-participe-a-hauteur-de-7-du-pib-la-semaine-nationale-de-lartisanat-du-9-au-17-fevrier-2019

https://www.medias24.com/marche-solidaire-de-casablanca-une-reussite-qui-sera-dupliquee-2138.html

https://www.nationalgeographic.fr/le-plastique-en-10-chiffres

https://www.leconomiste.com/article/1044016-au-maroc-de-la-mode-ethique-pour-recycler-le-plastique

https://fr.le360.ma/economie/sacs-en-plastique-entree-en-vigueur-des-nouvelles-sanctions-206337




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